Catégorie : Oiseaux
Le Ara bleu (Ara ararauna pour les intimes scientifiques) appartient à la grande famille des Psittacidae, qui regroupe des perroquets aussi colorés que bruyants — un peu comme une réunion de famille, mais avec plus de plumes. Ce splendide volatile est l’un des plus grands et des plus reconnaissables parmi les aras. Il séduit par son plumage éclatant, son intelligence vive et sa capacité à imiter des sons, voire des mots, pour peu qu’on veuille lui apprendre “bonjour” en boucle.
Continent : Amérique du Sud
Originaire des forêts tropicales humides d’Amérique du Sud, le Ara bleu fréquente principalement les régions du nord-ouest du continent, depuis le Panama jusqu’au sud du Brésil, en passant par le Venezuela, la Bolivie ou encore le Pérou. Généralement, il préfère les zones boisées proches des rivières, histoire que son plumage magnifique se reflète joliment dans l’eau. Il n’est pas rare d’en apercevoir en couple, voire en petites bandes solidaires et sonores.
Taille : 76 à 86 cm
Impressionnant n’est pas un vain mot quand on parle du Ara bleu. Ce perroquet peut mesurer entre 76 et 86 centimètres, queue comprise. Et autant dire que sa queue est généreuse… Sa taille le place parmi les plus grands psittaciformes du monde, ce qui justifie sans doute ses airs royaux et sa fierté assumée. Il n’a pas besoin de se hausser du col, c’est déjà un oiseau de grande classe.
Longévité : 30 à 50 ans
Le Ara bleu, s’il est bichonné et protégé des dangers de la vie sauvage, peut vivre aussi longtemps qu’un humain moyen. Certains spécimens atteignent l’âge respectable de 50 ans — ce qui veut dire qu’adopter un Ara, c’est un peu comme signer pour un demi-siècle d’engagement affectif… et de bavardages incessants. En captivité, grâce à une alimentation équilibrée, des soins vétérinaires adaptés et un environnement stimulant, il peut vivre plus longtemps que nombre de nos colocataires humains (et il est sans doute moins désordonné).
Statut IUCN : Préoccupation mineure (Least Concern)
Le Ara bleu n’est pas officiellement en danger selon les critères de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN). Classé “Préoccupation mineure”, il est néanmoins victime de plusieurs menaces : la déforestation massive de l’Amazonie, le braconnage et le commerce illégal sont autant de problèmes qui guettent cet ambassadeur turquoise de la forêt tropicale. Bien qu’il ne soit pas (encore) dans la zone rouge, il mérite toute notre attention si nous voulons continuer à l’entendre crier depuis les canopées sud-américaines.
Portrait-robot d’un oiseau charismatique
Le Ara bleu arbore un plumage bleu éclatant sur le dos et les ailes, tandis que la poitrine et le ventre sont d’un jaune d’or lumineux, façon soleil levant sur la jungle. Son visage, dépourvu de plumes, est blanc avec des rayures noires qui rappellent les traits d’un maquillage tribal. Quant à son bec noir, il est puissant — très puissant — capable de casser des noix, du bois, ou un doigt trop curieux.
Son regard vif et sa posture fière en font un oiseau qui ne passe jamais inaperçu. Son cri, entre le klaxon et la râle d’impatience, non plus. On vous aura prévenu.
Alimentation : menu tropical
Le menu du jour chez le Ara bleu inclut : des fruits tropicaux (mangues, bananes, goyaves), des graines, des noix du Brésil (qu’il ouvre sans effort), et parfois quelques fleurs. En forêt, ils explorent de vastes zones pour se nourrir, en couple ou en groupe. En captivité, leur régime doit être scrupuleusement équilibré : un Ara trop nourri devient un Ara grognon — et en surpoids, ce qui n’aide pas pour voler avec grâce.
Une relation amoureuse fidèle
Romantiques dans l’âme, les aras bleus sont monogames et choisissent leur partenaire pour la vie. Une fois le couple formé, les deux partenaires se montrent inséparables — ils mangent ensemble, volent ensemble, et hurlent ensemble (par amour, bien sûr). On pourrait presque parler ici d’un couple modèle… à condition de ne pas avoir de problème avec les démonstrations sonores d’affection.
Ils construisent leur nid dans les cavités des arbres, généralement en hauteur, offrant à leurs poussins un abri sécurisé loin des prédateurs au sol. En général, la femelle pond entre 2 et 3 œufs, que les deux partenaires vont couver avec une dévotion touchante.
Un cerveau aussi développé que son bec
Ne vous fiez pas à son plumage de carnaval : le Ara bleu est aussi intelligent qu’expressif. Il apprend des tours, comprend des commandes simples, et certains sont capables d’associer des mots à des objets ou des situations. En d’autres termes, c’est un peu le couteau suisse du perroquet : beau, drôle, sociable et intelligent. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’il est si recherché comme animal de compagnie — même si, précisons-le, il a besoin de stimulation constante, sinon il devient un véritable festival de plumes en colère.
Anecdote : Il est capable d’imiter le rire humain
Oui, vous avez bien lu. Le Ara bleu peut imiter des rires humains avec une justesse parfois troublante. Certains propriétaires affirment que leur oiseau rit à leurs blagues (ce qui, admettons-le, est très valorisant). En vérité, le Ara ne rit pas par politesse : il perçoit la joie et la réflexe vocale associée, et la reproduit. Si vous souhaitez un public enthousiaste à vos jeux de mots, et que votre grand-mère se lasse, pensez au Ara…





